Sexe et petits tracas

Il s’agit explicitement de la suite du film Histoires de sexe(s) : deux personnages du précédent film se retrouvent en effet pour évoquer la suite de leurs aventures sexuelles et font référence aux scènes passées. L’un a quitté sa maîtresse et trouve le bonheur sexuel avec sa femme, l’autre « n’est pas dans la merde » parce qu’il n’aime pas sa copine pourtant folle de lui (et lui propose un plan à trois pour tester ses limites), a « des sentiments » pour la mère de celle-ci et quelques autres imbroglios…

Si la qualité du premier film, Histoires de sexe(s), était à mettre en avant, j’ai bien plus de réserves quant à ce Sexe et petits tracas : les dialogues sont quasi inexistants, les scènes de sexe sont considérablement allongées et je me suis ennuyée. Les enjeux étaient autres, donc. Sexe et petits tracas est un film pornographique, destiné exclusivement aux plus de 18 ans. Sa réalisation est le fait de Jack Tyler, qui avait précédemment œuvré avec Ovidie pour Histoires de sexe(s), pour la chaîne FrenchLover TV. Un film qui a bien moins d’ambition mais qui tout de même, pour un film pornographique, peut présenter quelques intérêts : présence de préservatifs, gros plans non systématiques (et donc un cadrage parfois plus large), expressions du visage qui sont parfois intéressantes à regarder.

Sexe et petits tracas dure 70 minutes et se trouve facilement en VOD.


Histoires de sexe(s)

Le film a beaucoup fait parler de lui de fait de sa classification « X ». En réalité, Histoires de sexe(s) ne se range pas facilement dans une case : c’est une comédie, un drame par certains aspects, un film en partie pornographique, un film de mœurs, des questions sur la sexualité, sur le couple, sur la communication dans le couple, sur l’infidélité, sur l’amour, sur la jouissance, sur l’hétéro et l’homosexualité, sur la différence d’âge, sur ce qui relie les êtres ou les sépare, sur les idées préconçues sur la sexualité et leur diffusion à travers des articles de magazine ou des paroles « on raconte que », « il paraît que… ».
Chacun a son mot à dire, homme comme femme, chacun a ses croyances, ses désirs, ses difficultés, qu’il en soit conscient ou pas.
Ce sont des histoires, pas toujours glorieuses, celles de chacun, sur le sexe en général sur surtout sa sexualité en particulier, d’où le « s » final à prendre en compte ou à laisser.
Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Deux réunions parallèles d’amis où l’on parle bien entendu familièrement de cul et de tout ce qui va avec, de tout ce qui tourne autour. Les personnages sont fragiles, mentent aux autres, à leurs amis, à leur compagne ou compagnon, révèlent des doutes, des envies. Et les expériences sexuelles racontées s’intercalent en courtes séquences.
Où l’on voit un essai de sodomie ratée, des scènes de sexe qui se ressemblent trop même lorsque l’on change de partenaire, où l’on voit le plaisir de chacun, où l’on voit le plaisir d’un seul… Il y a des réussites et des échecs, des corps jeunes ou moins, un cunnilingus un peu bâclé, un homme légèrement bedonnant, des scènes de tendresse ou de sexe sauvage. La diversité est le maître-mot de ce film. Ce sont des histoires variées de sexualités variées.

Un film que je recommande vivement, parce qu’il change de ce que l’on peut voir habituellement. Bande-annonce, extraits, casting, etc. sur http://www.histoiresdesexes-lefilm.com

Histoires de sexe(s), un film d’Ovidie et de Jack Tyler (à voir en Vod sur http://www.histoiresdesexes-lefilm.com/vod.php )


Gorge Profonde – Deep Throat

S’il y a un film pornographique dont tout le monde connaît le titre, ce serait Deep Throat (Gorge profonde) sans doute. Je ne l’avais pourtant jamais vu encore, sauf des extraits dans L’âge d’or du X. J’ai donc remédié à cette lacune.

Deep Throat (Gorge profonde) est un film comique, avec un personnage loufoque (le docteur Young). Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi un film pornographique. Toutes ces scènes de fellation (entre autres) sont enrubannées autour d’une histoire :

Linda Lovelace vit confortablement avec une amie. Elle sont oisives et consacrent beaucoup de leur temps au sexe. Mais Linda en a assez de cette vie car elle ne ressent que des frissons, pas de cloches qui tintent, pas de fusée qui décolle, pas de feu d’artifice. En d’autres termes, elle ne jouit pas. Aux grands maux les grands remèdes et après des essais infructueux avec des hommes qui s’enchaînent à son chevet et sur le lit, Linda se rend chez le Dr qui l’examine et découvre que son clitoris n’est pas placé au bon endroit. En effet, celui-ci se dissimule au fond de sa gorge. Linda pleure et répond, au Dr qui essaie de la consoler, qu’elle aimerait bien savoir ce qu’il dirait s’il apprenait qu’il avait sa bite dans l’oreille.

Mais à chaque problème sa solution : la gorge profonde est le remède. Linda essaie de suite avec le Dr et entend les cloches tinter, le feu d’artifice et même la fusée. Enthousiaste, elle veut épouser le Dr mais celui-ci lui propose plutôt de devenir thérapeute et de se charger de ses patients qui ont des blocages sexuels.

Linda enfile son costume blanc et rend visite à des patients pour des thérapies particulières. Son dernier patient est un homme amoureux de Linda qui n’a que 10 centimètres à lui consacrer pour lequel une prothèse en silicone s’avère nécessaire au bonheur de sa thérapeute. Nouveaux tintements des cloches, tout est bien qui finit bien. Le film se termine donc en souhaitant à chacun des gorges profondes.

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Gorge profonde de Gérard Damiano est un film de 1972. Il est daté de part ses voitures anciennes, ses vieux téléphones, les vêtements portés, mais aussi les poils des personnages. Car si Linda se rase le sexe (et c’est une scène du film à part entière, le rasage n’étant donc pas une pratique courante, le film ne néglige pas de le montrer), son amie est touffue. Chez les hommes, poils ou pas se mélangent, mais la présence de poils domine.

Gorge profonde a pour intérêt de mettre en première ligne un personnage féminin, Linda, et sa recherche du plaisir. La fellation n’est dans ce sens pas là pour satisfaire son partenaire mais pour lui procurer, à elle, un orgasme. Ce point de vue diverge beaucoup des films pornographiques produits à la pelle où la femme est là pour vider les couilles des messieurs.

Cette mise en avant du plaisir féminin est présente dès les premières scènes où l’on découvre l’amie de Linda, assise en hauteur, jambes écartées, se faisant prodiguer un cunnilingus tout en fumant une cigarette. La femme a le tact de demander si la fumée ne gêne pas l’homme pendant qu’il mange (beaucoup d’effets comiques sont assez grossiers comme cette question), et sitôt la réponse obtenue, replace dare-dare la tête de l’homme entre ses jambes.

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Une chronique du film à lire sur devildead. Vous y trouverez notamment une recontextualisation historique, des détails sur l’actrice Linda qui a milité contre le porno par la suite, révélant des détails peu glorieux sur son apprentissage de la gorge profonde notamment.


The elegant spanking

Pourquoi celui-là ? pour le thème de la fessée, pour le fait que Maria Beatty apparaît dans son propre film où elle joue le rôle de la servante Kitty, parce qu’il s’agit d’un film ancien (de 1995), parce que The elegant spanking marquait le début de la carrière de Maria Beatty, et parce que j’en avais vu quelques images dans le reportage consacré à Maria Beatty dans « Autour de minuit ».
On retrouve ce film en vente en dvd sous le titre Fetish films volume 1 qui comprend également The black glove. La série des « fetish films » comprend à présent trois volumes.

The elegant spanking met en scène deux femmes, la maîtresse, élégante, maniérée, qui porte avec grâce collier de perles, lingerie et chaussures et sa servante dévouée, en adoration devant elle, recueillant son urine, adorant ses pieds. Pour avoir commis une faute, la servante se fait fesser, mais la fessée la porte au comble du désir.

S’y trouvent des scènes d’effeuillage et d’habillement, de masturbation, d’adoration des pieds et des chaussures, une fessée cuisante, fétichisme de la lingerie, fétichisme des pieds, urophilie, et bien entendu un rapport constant de domination/soumission.

Le film de trente minutes environ est muet et entièrement en noir et blanc. Une musique ou plutôt des sons musicaux nous parviennent mais les paroles sont écrites en anglais sur un écran noir. Ces paroles ou pensées sont rares. Le film s’en passe facilement par son expressivité.


A propos de la réalisatrice Maria Beatty

Maria Beatty est une réalisatrice new-yorkaise, qui à travers Bleu productions, produit des films érotiques esthétiques, axés sur le fétichisme, les relations bdsm, les femmes.

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Extraits d’une interview réalisée le 24/07/2002 pour http://www.lesinrocks.com/ (Texte intégral ICI)

« Les pratiques SM sont très théâtrales, très ritualisées. Ça m’a paru logique d’en faire des films. Mais des films très personnels qui correspondent à ma manière d’envisager ce type de relations sexuelles. A l’époque, j’avais une relation avec Rosemary Delain : dans nos jeux érotiques, elle était ma maîtresse, et moi, sa soumise. De fil en aiguille, nous en avons fait un film, The Elegant Spanking (« La Fessée élégante »), en 1995 : elle y joue une maîtresse de maison et moi sa soubrette. C’était une suite naturelle à ce que nous vivions, et, en même temps, j’avais conscience du challenge d’un tel film : être une femme réalisatrice, c’est être minoritaire dans la production pornographique. Alors, une femme qui filme du porno SM lesbien fétichiste, c’est carrément un défi ! Mais c’est tellement excitant d’explorer un territoire qui n’a presque jamais été filmé avant. »

« Je sais que du point de vue de l’industrie pornographique, j’appartiens à une niche très précise : le SM lesbien fétichiste, une sous-sous-sous-catégorie ! J’ai créé mon propre genre : l’érotique noir. C’est très pur, d’une certaine façon, parce que je ne fais aucun compromis commercial. Dans mes films, on retrouve tous mes fantasmes (la relation SM, les trips uro, les fessées, les fleurs, le bondage, les talons aiguilles, les pubis rasés…) et la façon dont je tiens à les filmer (lumières, couleurs, musique, muet, cartons, durée, montage, etc.). »

 

Extraits d’un article publié le 22 Juin 2010 sur http://www.rewmi.com/  (Texte intégral ICI)

« Il y avait toutes ces femmes qui utilisaient leur corps dans des performances artistiques avec un message social et politique. Ces femmes m’ont inspirée. Ça a été la clé qui a ouvert la porte, qui m’a fait passer devant la caméra pour explorer mes zones d’ombre. Comme une boite de Pandore qui, une fois ouverte, m’a menée vers une exploration de l’érotisme lesbien et SM. »

« Je préfère révéler les choses de façon mystérieuse, explique la réalisatrice. On n’a pas besoin à tout prix du grand final. C’est l’entre-deux, la montée de la tension qui m’intéressent. »

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Mieux valait laisser parler Maria Beatty, que vous la lisiez après que je l’ai lue, plutôt que de me contenter de recopier les très pauvres lignes de Wikipédia en français la concernant. Le personnage qui transparaît à partir de ses mots est fascinant…

Si ces quelques mots vous ont donné envie d’en découvrir davantage, vous pourrez regarder avec profit sur dailymotion l’extrait de l’émission En attendant minuit consacrée à Maria Beatty.

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J’ai croisé à nouveau le nom de Maria Beatty dans le livre Fausse route d’E. Badinter. Ce n’était pas la première fois,  donc, mais je n’avais pas encore eu la curiosité de m’intéresser à son travail.

Mon mari, sans savoir que je venais de lire à nouveau son nom, commençait lui aussi à s’intéresser à Maria Beatty. Ces extraits d’interview et d’article sont issus de ses recherches sur le net. De même qu’il a cherché les titres des films, des renseignements sur ceux-ci. C’est grâce à son intérêt que je me suis aussi penchée sur ce qu’avait créé Maria Beatty.

Nous avons ainsi regardé hier un premier film, Lust (traduction : Luxure)… mais ceci fera l’objet d’un prochain billet de ce blog. Et puis nous en regarderons d’autres.


1ères expériences

1ères expériences, film réalisé en 2004, met en scène des jeunes femmes qui ont toutes une vingtaine d’années et dont il s’agit de la première expérience devant la caméra lors de scènes de masturbation (sans ou avec sextoy), de relations sexuelles avec un homme ou avec une femme. Ces jeunes femmes expliquent dans un court interview qui elles sont, quelle est leur profession (baby-sitter, étudiante, strip-teaseuse, informaticienne..), leur orientation sexuelle fréquemment (les relations entre femmes sont à l’honneur, et chacune raconte qu’avec une femme c’est plus doux, plus tendre, etc.) et aussi leurs motivations et envies pour le tournage. Après ce bref passage explicatif viennent les scènes de sexe.

image extraite de la première scène du film

La pornographie s’approche donc un très court moment du documentaire, mais ne fait que s’y approcher. On aurait apprécier que les motivations soient creusées et aussi qu’il y ait un retour après la scène de sexe filmée au lieu de passer directement à la jeune femme suivante…

Le film dure 1h30. Y figurent Titof, Phil Holliday, Ana Martin, Oceana, Cerise, Pilar, Seylene, Hellboys, Irael Hammer. Psylocke, Floriane

Filmographie d’Ovidie sur son site.

Interview d’Ovidie à propos de 1ères expériences sur Ecran large

Voir Ecran large pour plus de détails, photos du film, etc.


L’âge d’or du X

Le coffret L’âge d’or du X comprend deux dvd. Je n’évoquerai pour l’instant que le premier des deux, L’âge d’or du X, remettant à plus tard le visionnage du deuxième dvd, Brigitte et moi.Si les couleurs de la pochette sont si pimpantes, c’est qu’il s’agit d’évoquer avec ses motifs géométriques les années 70. Selon les Inrockuptibles (texte figurant sur la pochette), il s’agirait d’un « sampling hilarant des films pornos des années 70 ».
Hilarant, c’est vite dit, même si certains passages sont humoristiques, cocasses… ou d’un humour très douteux. Dans les années 70, on n’hésitait pas dans les films à faire parler un sexe, à placer le clitoris au fond de la gorge (ce qui donnera… Gorge profonde bien sûr), à faire intervenir le laquais pour préparer la dame. Peur du ridicule ? Même pas.

Mais revenons au dvd. Sur fond d’actualités avec logo de tf1, un présentateur évoque quelques événements marquants politiques, du moins si un lien peut être effectué avec le cinéma érotique puis pornographique de l’époque. Et des liens, il y en a, entre libéralisation, censure, arrêt de la censure et taxation, ghettoïsation des cinémas qui présentent ce type de films, etc.

On est convié à un panorama succint de l’évolution du cinéma érotique à travers des extraits, avant que la machine ne s’emballe, que l’on passe au hardcore, que les cassettes vidéo ne fassent leur apparition. Entre les navets et les chefs-d’œuvre, l’avis de Jacques Lang sur le fait qu’il faille préserver la jeunesse, l’avis de cinéastes dont celui de Jean-François Davy, dont le film Exhibition a été sélectionné pour le Festival de Cannes en 1975, celui de François Jouffa dont le film Bonzesse a été censuré, quelques paroles de Brigitte Lahaie qui évoque les tournages comme des parties de rigolade…

L’âge d’or, pourquoi finalement ? « c’était mieux avant » leitmotiv des interviews, l’attrait pour la nouveauté pour certains cinéastes, l’absence de poitrines siliconées, l’existence d’un réel public (chiffré régulièrement dans le documentaire), la participation d’acteurs « vrais » qui s’amusaient (du moins est-ce le point de vue du documentaire), aspect mercantile moins marqué qu’à présent (toujours selon le point de vue du documentaire.)

Un dvd instructif et intéressant, même si certains aspects me semblent simplistes.

Documentaire de Nicolas Castro et Laurent Préylae. durée 54 min.

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Texte du dos de la jaquette :

C’était l’époque des films tournés en 35 mm, les seins des soubrettes étaient vrais, les valets de chambre très dévoués…

Un documentaire, « L’âge d’or du X » et un film, « Brigitte et moi », retracent l’histoire d’une parenthèse enchantée, celle de l’apogée à la chute du X en France.
Des années ultra-libertaires post 68, à l’apparition du Sida, autant d’années de chamboulement des mœurs à suivre à travers l’évolution du cinéma porno et la carrière de Brigitte Lahaie.


L’indécente aux enfers

Hier soir, nous avons regardé le film de Marc Dorcel L’indécente aux enfers avec une actrice que monsieur aime beaucoup, Laure Sainclair…

Fiche technique pour commencer :

Présentation sur dvd : « Le psychiatre est perplexe. La romantique jeune femme sous hypnose dont il écoute la confession se révèle être une nymphomane déchaînée qui revit, au-delà de ses propres expériences sexuelles, celles de personnages qu’elle aurait incarné dans des vies antérieures : bourgeoise de Chicago à l’époque de la prohibition, grisette à Belleville, magicien de cirque… Rendu fou de désir par ces récits impudiques, le médecin va user d’un stratagème machiavélique pour posséder sa belle cliente… »

Réalisateur et production : Marc Dorcel

Scénario : Michel Barny

Image : Serge de Beaurivage

Musique : Marc Dorcel

Date de sortie : 1997

Durée : 95 min

Principales actrices : Laure Sainclair, Léa Martini, Coralie, Anita

Le film est bien sûr interdit aux moins de 18 ans puisqu’il s’agit, contrairement à la plupart des films dont je parle, non dans l’érotisme et la suggestion mais dans le registre pornographique.

Résumé détaillé du film sur cette page de Wikipédia dont je ne recopie ici que les premières lignes : « Une jeune femme, prise de violentes crises de nymphomanie, consulte un psychiatre afin de retrouver une vie et une sexualité normales. Dans le but de l’aider, celui-ci lui fait revivre les expériences sexuelles les plus marquantes de certaines de ses vies antérieures. »

Qu’avons-nous pensé du film ?

Il est amusant. Nous voyons le psychiatre se tortiller (ou tout comme, essuyer ses lunettes) chaque fois que sa cliente nymphomane évoque ses expériences passées. Les scènes où les clients dans la salle d’attente comprennent que la secrétaire n’est pas dans le bureau du psychiatre pour taper un courrier sont également amusantes. Contrairement à la plupart des films pornographiques que j’ai vus jusqu’alors, je ne me suis pas ennuyée : les scènes sont diversifiées, costumées, situées à des époques différentes et présentent des effets comiques pour certaines. J’aime les tenues bcbg de la cliente nymphomane même si elle semble en changer magiquement lors d’une même scène (est-ce moi qui ai mal vu ? à l’entrée du bois, elle ne semblait pas porter le même tailleur qu’à sa sortie…). Le film n’est qu’amusant ? Non. Je reconnais pour une fois que j’étais plutôt excitée par certaines scènes (le déjeuner sur l’herbe, le garagiste, la secrétaire qui retape les coussins du divan…). C’est sûr qu’avec la main de monsieur qui se baladait sur ou en moi en même temps… Nous avons donc rejoint Laure Sinclair, mais à notre façon, sur le clic-clac.

Le dvd se trouve en vente sur divers sites, les prix varient (et je parle de dvd neuf) énormément entre 10 et 30 euros environ. Du simple au triple, tout de même…


La fessée ou les mémoires de Monsieur Léon, maître-fesseur

« La Fessée est un film érotique français de Claude Bernard-Aubert (avec Antoine Fontaine, Emmanuelle Parèze, Danielle Altenburger, Marie-Christine Chireix, Massimo Del Arte…) sous-titré La fessée ou les mémoires de Monsieur Léon, Maître-Fesseur (1976) ». (Extrait d’un article de Wikipédia)

Monsieur Léon a découvert les vertus de la fessée avec la jeune Élisabeth qui, surprise dans les bras (en fait, un peu plus bas) du jardinier, en a reçu une de sa part. La demoiselle, très excitée, a couru derrière Monsieur Léon pour finir à califourchon sur lui.

Un jour, le patron de Monsieur Léon invite ce dernier à dîner et lui expose les difficultés rencontrées avec sa femme. La fessée pourrait-elle devenir la solution à leurs problèmes ? [extrait de la scène sur dailymotion avec enregistrement préalable nécessaire]

Mais sitôt leurs problèmes de couple résolus, le patron de Monsieur Léon et sa femme n’ont plus cure de Monsieur Léon qui n’exerce donc plus ses talents jusqu’au jour où la crémière lui demande son aide et le paie pour une fessée et un acte sexuel (les deux se suivant nécessairement). C’est le début de la gloire pour Monsieur Léon, la crémière lui trouvant des clientes prêtes à payer pour ses fessées. Toutes les femmes font appel à lui, jeunes ou moins jeunes, distinguées, femmes d’affaire… Jusqu’au jour où un télégramme rappelle monsieur Léon dans son village natal.

Je ne vais pas plus loin dans le résumé. A vous de voir le film…

Avis : Le film est loufoque et divertissant. Passage très kitch (danse des fesses, descriptions de celles-ci). La grandiloquence de Monsieur Léon quand il s’agit de parler de son art (dont vous pouvez avoir un aperçu dans l’extrait vidéo) fait largement sourire. Le film est loin d’être un chef-d’œuvre, mais il se laisse regarder.


Phone sex

Phone sex d’Anita Rinaldi était cité dans la conversation sur doctissimo intitulée « films pornos sensuels, tendres, esthétiques ». Ce film appartenait à une liste publiée dans Hot video. On trouve notamment ce film répertorié sur le site « European girls adult film database« . Pour aller plus loin, voir des images du film et une description des différentes scènes, voir cette page, mais c’est en anglais :S
Avec beaucoup de difficultés (je lis peu l’anglais), je lis que l’auteur de ce dernier texte ne trouve pas très érotique la présence de préservatifs. Personnellement, je considère que ce devrait être le cas systématiquement dans tout film.Après ces généralités, revenons à ma vision du film.Je n’en ai pas grand-chose à dire, nous l’avons trouvé médiocre.
Pas grand-chose à dire si ce n’est ce que j’ai écrit dans le titre de ce billet : les crachats sont omniprésents et cela nous a écœurés.

De la salive sur la verge des messieurs, le vagin des dames, l’anus de celles-ci, et même les bisous sont baveux, la salive dégouline. Je ne supporte pas la vision des crachats. Et puis, il y a une différence entre lubrifier et nager dans la salive.

Deuxième phénomène moins remarquable mais presque tout aussi présent : la petite claque sur le fessier ou sur une cuisse.

Pour les curieux, l’argument du film, version française :
Une jeune femme, Bridget, vient de perdre son emploi. Son amie, dans la voiture à côté d’elle, par jeu, téléphone à une émission de radio où la présentatrice demande à une auditrice, donc Bridget, d’exciter les auditeurs en entrant dans un jeu de rôle. Bridget se révèle talentueuse et comprend qu’elle aime cela : elle en fera sa profession. C’est le phone sex du titre. Avec ses collègues, elle répond donc au téléphone, provoque quelques éjaculations à distance et s’excite elle-même de ses paroles. Quelles scènes en contact ont lieu également par la suite.

Nous avons regardé attentivement les premières minutes du film mais beaucoup moins les suivantes (à cause des crachats, des rapports sexuels trop longs, avec trop de gémissements et de cris. Je me suis amusée à faire le doublage du film tellement cela en devenait comique.) et plus du tout la fin.

Film inintéressant et répugnant pour tous ces crachats. Hum, un film sensuel, tendre et esthétique, ça ?