Histoires de sexe(s)

Le film a beaucoup fait parler de lui de fait de sa classification « X ». En réalité, Histoires de sexe(s) ne se range pas facilement dans une case : c’est une comédie, un drame par certains aspects, un film en partie pornographique, un film de mœurs, des questions sur la sexualité, sur le couple, sur la communication dans le couple, sur l’infidélité, sur l’amour, sur la jouissance, sur l’hétéro et l’homosexualité, sur la différence d’âge, sur ce qui relie les êtres ou les sépare, sur les idées préconçues sur la sexualité et leur diffusion à travers des articles de magazine ou des paroles « on raconte que », « il paraît que… ».
Chacun a son mot à dire, homme comme femme, chacun a ses croyances, ses désirs, ses difficultés, qu’il en soit conscient ou pas.
Ce sont des histoires, pas toujours glorieuses, celles de chacun, sur le sexe en général sur surtout sa sexualité en particulier, d’où le « s » final à prendre en compte ou à laisser.
Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Deux réunions parallèles d’amis où l’on parle bien entendu familièrement de cul et de tout ce qui va avec, de tout ce qui tourne autour. Les personnages sont fragiles, mentent aux autres, à leurs amis, à leur compagne ou compagnon, révèlent des doutes, des envies. Et les expériences sexuelles racontées s’intercalent en courtes séquences.
Où l’on voit un essai de sodomie ratée, des scènes de sexe qui se ressemblent trop même lorsque l’on change de partenaire, où l’on voit le plaisir de chacun, où l’on voit le plaisir d’un seul… Il y a des réussites et des échecs, des corps jeunes ou moins, un cunnilingus un peu bâclé, un homme légèrement bedonnant, des scènes de tendresse ou de sexe sauvage. La diversité est le maître-mot de ce film. Ce sont des histoires variées de sexualités variées.

Un film que je recommande vivement, parce qu’il change de ce que l’on peut voir habituellement. Bande-annonce, extraits, casting, etc. sur http://www.histoiresdesexes-lefilm.com

Histoires de sexe(s), un film d’Ovidie et de Jack Tyler (à voir en Vod sur http://www.histoiresdesexes-lefilm.com/vod.php )


Eros Thérapie

Après un film policier où l’héroïne était jouée par Catherine Frot, actrice que j’aime bien, c’est un autre film avec cette actrice que nous avons regardé, Eros Thérapie. Le film est découpé en deux actes, Eros et Thanatos. Des termes grecs, opposés ; une forte connotation psychologique (et psychanalytique, vous remarquerez d’ailleurs dans les photographies ci-dessous le divan sur lequel est allongée Catherine Frot – Agnès, élément visuel parmi d’autres références à la psychanalyse égrenées dans le scénario), pour deux pendants du film, un plus léger que l’autre : une oscillation entre la comédie et le drame, avec une happy end, quoique… certains points sont à soulever quant à cette fin.

Agnès vit avec Catherine, lesbienne, après avoir mis un terme à sa relation avec Adam. Mais Adam ne s’avoue pas vaincu : feignant l’amnésie et un travail de mémoire nécessaire recommandé par un neurologue, il renonce à vivre chez sa mère, qui a quitté l’appartement qu’elle possédait pour vivre en maison de retraite, et s’installe tout près du lieu où les souvenirs doivent affluer, sa propre maison, en s’installant dans le garage dépourvu du moindre confort. Lors d’une soirée, il rencontre Bruno qui se fait mettre à la porte de chez lui. Adam l’héberge dans son garage pour une nuit, transgression aux règles fixées par Catherine.

C’est le début de la rébellion, les intrusions dans la maison qui lui est normalement fermée, l’idée de reconquérir sa place, de chasser et de punir Catherine. Bruno qui habite ensuite l’appartement vacant d’Adam insuffle un projet et se met à l’exécuter, au-delà de ce qu’Adam aurait pu imaginer. Car Bruno n’a pas un travail comme les autres, il est assistant d’une dominatrice professionnelle, aidé par une psychothérapeute qui fait passer un premier entretien où le fantasme doit se révéler, se réaliser, pour contrer les effets négatifs de son rejet ultérieur. Dans ces lieux peuvent se croiser un sénateur-soubrette et d’autres hommes en mal d’humiliations et de punitions.

Ce film propose une vision du couple comme un mouvement perpétuel d’attrait, de possessivité et de destruction, selon les paroles mêmes d’Agnès. C’est un film mettant en scène la bisexualité d’un personnage, le rejet maternel de l’homosexualité pour Catherine, la croyance selon laquelle une lesbienne pourrait se « convertir »… ce qui arrive en fin de film, d’où ma réticence quant à la fin du scénario, de même le couple féminin Agnès-Catherine cède le pas à un couple hétérosexuel donc « normal »  composé d’Agnès et de son mari Adam, avec l’incursion d’une femme de passage qui sert un verre d’alcool au mari…

Hum, j’ai vraiment un peu de mal avec la fin, avec cet hypothétique trio où le mari ne participerait probablement pas aux ébats féminins, mais serait présent, tout de même, épiant un baiser, accordant sa bénédiction. Une amie de Catherine l’avait dit un peu plus tôt dans le film : les femmes bisexuelles posent problème parce que le mari est souvent proche, voyeur caché. Un cliché ? Une réalité ? Le film apporte sa réponse avec cette dernière scène où l’homme n’est pas loin…

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Eros Thérapie est un film de Danièle Dubroux sorti en 2004. Vous pouvez le trouver en DVD pour un prix modique.

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Synopsis :

Une fille de bonne famille bisexuelle en ménage avec une jeune critique de cinéma, un mari maso relégué au garage qui espère reconquérir sa femme, un jeune homme fougueux que les situations tordues excitent un peu trop…

Une mystérieuse maison close vient d’ouvrir et propose des traitements de choc, menés par des dominatrices, « pour soulager tous les problèmes de libido ». Les voilà bientôt tous embarqués dans une thérapie intensive qui va les mener au bout d’eux-mêmes.


The elegant spanking

Pourquoi celui-là ? pour le thème de la fessée, pour le fait que Maria Beatty apparaît dans son propre film où elle joue le rôle de la servante Kitty, parce qu’il s’agit d’un film ancien (de 1995), parce que The elegant spanking marquait le début de la carrière de Maria Beatty, et parce que j’en avais vu quelques images dans le reportage consacré à Maria Beatty dans « Autour de minuit ».
On retrouve ce film en vente en dvd sous le titre Fetish films volume 1 qui comprend également The black glove. La série des « fetish films » comprend à présent trois volumes.

The elegant spanking met en scène deux femmes, la maîtresse, élégante, maniérée, qui porte avec grâce collier de perles, lingerie et chaussures et sa servante dévouée, en adoration devant elle, recueillant son urine, adorant ses pieds. Pour avoir commis une faute, la servante se fait fesser, mais la fessée la porte au comble du désir.

S’y trouvent des scènes d’effeuillage et d’habillement, de masturbation, d’adoration des pieds et des chaussures, une fessée cuisante, fétichisme de la lingerie, fétichisme des pieds, urophilie, et bien entendu un rapport constant de domination/soumission.

Le film de trente minutes environ est muet et entièrement en noir et blanc. Une musique ou plutôt des sons musicaux nous parviennent mais les paroles sont écrites en anglais sur un écran noir. Ces paroles ou pensées sont rares. Le film s’en passe facilement par son expressivité.


Lust

Lust, film de Maria Beatty, dure une trentaine de minutes uniquement et met en scène deux femmes dans un décor rouge primaire (du moins apparaissait-il ainsi sur mon écran alors que sur la photographie que vous voyez à côté le rouge est plus foncé) sur lequel se fond par moments la robe d’une des deux femmes, celle qui est position dominante. L’autre femme voilée de vert est sortie d’une cage et se prête aux jeux de la femme dominante. Si j’insiste sur les couleurs, c’est que celles-ci sont assez criardes et ce décor rouge me semble propre à mettre mal à l’aise. Le tissu vert de la femme soumise tombe et celle-ci reste nue par la suite, accentuant la différence entre celle qui dirige et elle-même.

Que se passe-t-il dans ce film ? quelques paroles sont murmurées, et ces mêmes paroles apparaissent à l’écran, nous les entendons, nous les lisons. Une femme joue avec une autre, l’autre « est jouée ». Des images se superposent parfois et rendent notre vision confuse. C’est un film qui s’oriente vers un travail sur l’image au détriment d’une trame narrative, qui s’apparente davantage à une expérimentation cinématographique, un film d’art et d’essai. C’est étrange, déroutant et… ennuyeux aussi, parce qu’une demie-heure paraît longue ainsi. Mais d’un ennui curieux, car je n’ai pas souhaité interrompre le film ni le regarder en avance rapide. Preuve qu’il exerce tout de même une fascination.

Lust est donc un film de Maria Beatty (dont je vous ai parlé ICI), le premier que nous voyons mais pas le dernier car l’univers de cette réalisatrice m’interpelle. A suivre pour de prochains billets de ce blog ![Pour voir plusieurs images du film, rendez-vous sur cette page de Blue productions]


A propos de la réalisatrice Maria Beatty

Maria Beatty est une réalisatrice new-yorkaise, qui à travers Bleu productions, produit des films érotiques esthétiques, axés sur le fétichisme, les relations bdsm, les femmes.

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Extraits d’une interview réalisée le 24/07/2002 pour http://www.lesinrocks.com/ (Texte intégral ICI)

« Les pratiques SM sont très théâtrales, très ritualisées. Ça m’a paru logique d’en faire des films. Mais des films très personnels qui correspondent à ma manière d’envisager ce type de relations sexuelles. A l’époque, j’avais une relation avec Rosemary Delain : dans nos jeux érotiques, elle était ma maîtresse, et moi, sa soumise. De fil en aiguille, nous en avons fait un film, The Elegant Spanking (« La Fessée élégante »), en 1995 : elle y joue une maîtresse de maison et moi sa soubrette. C’était une suite naturelle à ce que nous vivions, et, en même temps, j’avais conscience du challenge d’un tel film : être une femme réalisatrice, c’est être minoritaire dans la production pornographique. Alors, une femme qui filme du porno SM lesbien fétichiste, c’est carrément un défi ! Mais c’est tellement excitant d’explorer un territoire qui n’a presque jamais été filmé avant. »

« Je sais que du point de vue de l’industrie pornographique, j’appartiens à une niche très précise : le SM lesbien fétichiste, une sous-sous-sous-catégorie ! J’ai créé mon propre genre : l’érotique noir. C’est très pur, d’une certaine façon, parce que je ne fais aucun compromis commercial. Dans mes films, on retrouve tous mes fantasmes (la relation SM, les trips uro, les fessées, les fleurs, le bondage, les talons aiguilles, les pubis rasés…) et la façon dont je tiens à les filmer (lumières, couleurs, musique, muet, cartons, durée, montage, etc.). »

 

Extraits d’un article publié le 22 Juin 2010 sur http://www.rewmi.com/  (Texte intégral ICI)

« Il y avait toutes ces femmes qui utilisaient leur corps dans des performances artistiques avec un message social et politique. Ces femmes m’ont inspirée. Ça a été la clé qui a ouvert la porte, qui m’a fait passer devant la caméra pour explorer mes zones d’ombre. Comme une boite de Pandore qui, une fois ouverte, m’a menée vers une exploration de l’érotisme lesbien et SM. »

« Je préfère révéler les choses de façon mystérieuse, explique la réalisatrice. On n’a pas besoin à tout prix du grand final. C’est l’entre-deux, la montée de la tension qui m’intéressent. »

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Mieux valait laisser parler Maria Beatty, que vous la lisiez après que je l’ai lue, plutôt que de me contenter de recopier les très pauvres lignes de Wikipédia en français la concernant. Le personnage qui transparaît à partir de ses mots est fascinant…

Si ces quelques mots vous ont donné envie d’en découvrir davantage, vous pourrez regarder avec profit sur dailymotion l’extrait de l’émission En attendant minuit consacrée à Maria Beatty.

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J’ai croisé à nouveau le nom de Maria Beatty dans le livre Fausse route d’E. Badinter. Ce n’était pas la première fois,  donc, mais je n’avais pas encore eu la curiosité de m’intéresser à son travail.

Mon mari, sans savoir que je venais de lire à nouveau son nom, commençait lui aussi à s’intéresser à Maria Beatty. Ces extraits d’interview et d’article sont issus de ses recherches sur le net. De même qu’il a cherché les titres des films, des renseignements sur ceux-ci. C’est grâce à son intérêt que je me suis aussi penchée sur ce qu’avait créé Maria Beatty.

Nous avons ainsi regardé hier un premier film, Lust (traduction : Luxure)… mais ceci fera l’objet d’un prochain billet de ce blog. Et puis nous en regarderons d’autres.


Le magazine de la santé – Des femmes au 7ème ciel

Aujourd’hui, le magazine de la santé, émission de France5, évoquait l’orgasme féminin en son début d’émission intitulé « Des femmes au 7ème ciel ».
L’invitée du jour était Elisa Brune, romancière et journaliste scientifique, co-auteur avec Yves Feroul, sexologue, de Le secret des femmes publié chez Odile Jacob.
E. Brune fait un historique de l’orgasme féminin : recherché au Moyen Âge parce que l’on pensait qu’il contribuait à la fécondation, négligé suite aux apports de la science qui révélaient le mécanisme de la fécondation, il réapparaît comme technique pour soigner l’hystérie, cette maladie féminine, jusqu’au moment où l’ustensile dispensateur de massages vulvaires et clitoridiens, le vibromasseur, fait apparition dans les films pornographiques.
Un historique cent fois vu et lu ailleurs, malheureusement pour moi qui n’ai strictement rien appris en regardant l’émission et n’apprendrais rien si je lisais le livre. Les ouvrages sur la sexualité finissent par tous se ressembler…

La deuxième partie de « Des femmes au 7ème ciel » aborde les résultats d’une enquête menée auprès de 300 femmes (le nombre me paraît peu important !) sur Internet (ce qui limite grandement la fiabilité des résultats à venir : qui dispose d’Internet ? qui accepte de répondre à un questionnaire en ligne sur son ressenti au moment de l’orgasme ?). Enquête peu représentative des femmes en général donc.
Il en résulte que 40% des femmes qui ont répondu à l’enquête ne simulent pas et que 27 % d’entre elles  disent rarement ou ne jamais jouir. Il y a celles aussi qui jouissent sans bruit, sans que leur partenaire ne s’en aperçoive. Et l’on en arrive au « mystère » de l’orgasme féminin, si diversifié, si complexe. Un peu toujours la même chose que l’on raconte, non ? Le « mystère » fait écho au titre du livre avec ses « secrets ». La boucle est bouclée, la présentatrice montre à nouveau le volume et l’on passe à un autre sujet…


Les jours et les nuits de China Blue

Bobby, invité à une soirée de libre parole sur la sexualité et le couple, ne s’exprime pas. Et pourtant, que de choses à dire puisque sa femme et lui vivent sous le même toit sans communiquer. Une chicane sur le manque d’argent incite Bobby à accepter un travail de nuit : il doit épier une styliste, Johana, trop travailleuse et trop ambitieuse pour être parfaitement honnête selon son patron qui la soupçonne d’avoir vendu des modèles à la concurrence.

Johana a effectivement un secret, que Bobby découvre, mais ce n’est pas celui-là… Johana mène en effet une double vie : le jour, jeune femme inapprochable par les hommes, la nuit, prostituée : elle est alors China Blue, « le meilleur coup du quartier » comme elle se plaît à le dire. China Blue, bavarde, goguenarde, pourvue d’un sens aiguë de la répartie, se prête aux fantasmes d’autrui, permet leur essor par leur mise en scène, leur récit. Elle est tour à tour hôtesse de l’air pour un voyage vers le 7ème ciel, femme traquée et violée…

Bobby, client d’un soir, se retrouve fasciné par China/Johana, de même qu’un homme étrange rodant dans le quartier, psalmodiant devant un spectacle de peep-show, exhortant la foule des infidèles à renoncer à ses péchés et surtout voulant amener China Blue à la libération. Car selon ses dires, China et lui sont tous deux pareils, fuyant leur personnalité. Le révérand transporte dans sa valise les objets du vice ou du culte, puisque son esprit dérangé ne différencie plus, dont un vibromasseur par lequel doit passer la rédemption…

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Film de Ken Russel de 1984. Titre original  Crimes of passion. Durée :  1h46. Interdit aux moins de 16 ans.

Actrice principale  Kathleen Turner.

Critiques de spectateurs sur allociné. Mais s’il ne vous faut lire qu’une critique, lisez celle de cinemaniac devant laquelle je m’incline, n’ayant rien à ajouter : le film nous a beaucoup plu, à voir absolument. Vous trouverez un extrait ici.


All ladies do it

Après avoir vu La clef, nous avons décidé de regarder d’autres films de Tinto Brass. Chose faite avant-hier soir avec All ladies do it, ou Cosi fan tutte pour son titre original italien. Ce film érotique date de 1992 et dure un peu plus d’une heure et demie.

Dans le rôle principal de Diana : Claudia Koll au fessier impressionnant. Le film est interdit aux moins de 16 ans (j’ai trouvé une indication « interdit aux moins de 18 ans » sur Internet, ce qui m’étonne un peu).

Allociné propose le synopsis suivant : « Une jeune femme qui travaille dans un magasin de lingerie fine s’invente des liaisons imaginaires afin de stimuler la libido défaillante de son mari. Elle décide néanmoins de passer à l’acte. »

Un peu court et pas tout à fait exact… Mais j’y reviendrai. Cette page d’Allociné me fournit la traduction allemande du film : eine unmoralische Frau. Mais est-elle si immorale ? Après tout, elles le font toutes, c’est le titre. La morale est peu mise en avant dans le film et même au contraire, ce qui est immoral, c’est cette jalousie stupide et improductive, mais le religieux, oui, puisque nous rencontrons à plusieurs reprises des personnages qui le représente. Le séminariste du bus bien sûr, que l’on retrouve dans la fête en fin de film, et qui explique qu’il ne peut pas écrire une thèse sur le péché s’il ignore ce que c’est, mais aussi des religieuses qui s’effarouchent et (mais je n’y ai pas prêté attention, c’est monsieur qui me l’a signalé) un évèque lors de la soirée poétique où tout débute.

Le titre m’a trompée, je m’attendais à un film sur le thème de la masturbation. Finalement, il s’agit d’un film qui questionne la fidélité, le choix d’assumer un plaisir extra-conjugal. Il s’agit aussi d’un film sur les fesses. Les premières images nous montrent Diana, assise devant un bureau : elle écrit une lettre destinée au courrier des lecteurs d’un magazine, très légèrement vêtue. Ses fesses rebondies en premier plan.

Diana imagine-t-elle uniquement ce qu’elle raconte à son mari afin de l’exciter ? Son mari le croit, mais une part de vérité existe néanmoins et la jeune femme est attirée par le jeu. Elle en rit. Lorsque Diana se retrouve seule à Venise, elle découvre la vie dissolue de sa tante. Tout est tentation : les paroles de son mari qui la mettent en garde contre l’infidélité en cas d’absence du conjoint (un magazine affiche un pourcentage qui l’effraie), le cousin qui évoque certains souvenirs, les photographies de sa tante découverte dans un tiroir, l’homme du train qui pose sa main sur sa jambe, et la proximité de l’homme rencontré lors de la soirée poétique puisqu’il habite dans cette ville. Diana modifie la donne, elle ne fait pas qu’imaginer, elle agit.
L’homme de Venise est un collectionneur d’art. Son thème de prédilection : les fesses, et celles de Diana entrent dans cette collection. Diana raconte bien entendu tout à son mari, mais celui-ci comprend alors que rien n’est inventé. Diana se défend en expliquant que ce n’était pas pareil, puisque c’était par l’autre entrée…
Scène de ménage, le mari de Diana n’accepte pas en réalité ce qu’il acceptait s’il s’agissait d’un récit fictif. La sœur de Diana essaie de le convaincre avec des arguments très personnels mais se fait repousser. Diana oscille entre deux attitudes : elle aime son mari et tient à le garder, elle ne peut empêcher certaines pulsions.

Je ne détaille pas davantage le film. Je vous invite plutôt à consulter cette page qui propose de très belles photographies extraites de All ladies do it et à lire cette présentation du film tout à fait bien écrite.

J’ai aimé le film, de même que j’avais aimé La clef. Jolie vue sur Venise depuis le balcon de l’appartement de la tante. Un peu d’humour : personnage du directeur du magasin de lingerie où travaille Diana ridiculeusement obsédé, scène de la sodomie avec l’homme de Venise où le tableau situé juste devant Diana est percé d’un coup de tête, personnages caricaturaux. Beauté de l’actrice, distinguée et chic.

 


Les Amazones

Pas d’homme, c’est le paradis : pas de nuisette noire qui gratte, on peut regarder Angélique et le roi pour la dixième fois en dix jours en pleurant à chaudes larmes et se gaver de confiseries sans se soucier de prendre du poids. Telle est la vie dans la roulotte des amazones, trois amies ayant dépassé la quarantaine, célibataires malgré elles : Martine, la bobonne dont le mari a fichu le camp avec une jeune femme qui a la moitié de son âge (surnommée la pouffiasse et autres gentils petits noms), Micky, la femme active, dirigiste, qui fait peur aux hommes et la mythomane Aline pour qui tous les hommes sont amoureux d’elle, licenciée du club Med après avoir parcouru la terre entière.

Trois femmes dans un appartement mènent donc joyeuse vie, l’amitié valant mieux que leur vie de misère. Un homme est toléré : l’étudiant homosexuel qui sous-loue la chambre de bonne. Mais en arrive un autre, jeune homme au t-shirt moulant sur des plaques de chocolat, fils d’une amie venu en vacances pour une quinzaine, pour que l’équilibre se brise et se rompt l’amitié…

Fiche du dvd :

Les amazones, une comédie de Jean-Marie Chevret avec Sonia Dubois, Fiona Gélin, Chantal Ladesou, Olivier Bernard, Aurélien Wiik, mise en scène par Jean-Pierre Dravel et Olivier Mace, décors de Patricia Rabourdin, lumières d’André Borrel, costumes de Catherine Duplessis, musique originale d’Hervé Devolder, réalisation de Jean-Philippe Viaud, producteur délégué Denis Morlière.

Le célibat à la quarantaine. Une liberté ? un vrai choix ? ou les conséquences inévitables d’erreurs passées.

Trois égratignées de la vie, Annie, Micky et Martine, cohabitent chez cette dernière pour atténuer les effets angoissants d’une jachère à la moitié de leur existence. C’est le bonheur ! Elles revivent leur adolescence dans cet appartement rebaptisé « la roulotte des Amazones » jusqu’au moment où débarque Guillaume, le fils d’une vieille copine, pour les vacances. Il va vite devenir la proie d’un safari « d’invendues » faisant voler en éclat les bonnes résolutions des Amazones…

Spectacle enregistré au Théâtre Rive Gauche.

Durée : 1h20 environ.

Cette pièce de théâtre qui interroge les relations hommes-femmes et l’amitié entre copines est hilarante, bourrée de répliques toutes plus drôles les unes que les autres.
A votre avis, que deviendra Guillaume, la proie des invendues ? Et ces amazones pourront-elles reprendre une cohabitation joyeuse ? Je ne fournirai aucune réponse à ces questions. La pièce vaut le détour, à vous de la découvrir.


Lap dance et jeux de rôle par Carmen Electra

Mon mari m’a un jour filmée en train de faire un strip-tease. J’ai regardé l’enregistrement. Effarée. « Et ça réussit à t’exciter, ça ? » Les voies de l’érection étant impénétrables, j’ai renoncé à comprendre. Mais pas à réaliser un strip-tease aussi sublime que les effeuillages sophistiqués de Dita Van Teese. Reste à savoir comment faire pour améliorer une prestation complètement nulle et devenir experte en la matière. Sans cours collectif dans une salle de gym avec miroir réfléchissant mon incompétence. La solution était à portée de clic, amazon m’a fourni la réponse : le dvd de lap dance et jeux de rôle de Carmen Electra.

Je me suis donc offert un cours à domicile sur mon ordi (parce que seul lecteur dvd que nous possédons) avec la talentueuse Carmen et ses deux tenues : la bibliothécaire portant chignon retenu par un crayon, lunettes et foulard et l’androgyne à chemise d’homme, cravate et chapeau. Je me voyais mal jeter les seules lunettes que je possède et j’ai les cheveux trop courts pour faire un chignon. Par contre, j’adore endosser les costumes d’homme et j’aime tout particulièrement les chapeaux. D’ailleurs la chorégraphie me plait davantage : monsieur sera installé sur une chaise pendant que je lui ferai mon numéro. Je le frôlerai, le chevaucherai… J’aime maîtriser la situation, ce rôle est pour moi.

Le dvd, sorti en 2007, dure 50 minutes. Il s’agit de deux chorégraphies élaborées par Robin Antin, fondatrice des Pussy cat Dolls, avec une partie fitness réalisée par Nick Carsson spécialiste fitness pour les télévisions américaines. Voici pour les cautions du sérieux du cours proposé. Comme il s’agit réellement d’un cours, les enchaînements sont appris morceaux par morceaux et répétés devant nous. Il suffit de suivre le professeur et de bien apprendre sa leçon.

Ne vous attendez pas à un effeuillage complet. Le premier jeu de rôle consiste à ôter lunettes, foulard et chignon, mais attention, de la façon la plus aguicheuse qui soit. Pour la petite robe, les escarpins et les sous-vêtements, débrouillez-vous. La robe me semble pourtant nécessiter plus d’un entraînement avant de réussir à l’ôter de manière naturelle et élégante…

La deuxième chorégraphie montre comment ôter la cravate, la chemise et le chapeau. Quid des bottes, des sous-vêtements ? Il ne nous en est rien dit. Carmen Electra conclut en disant que le reste nous appartient. Soit, mais un brin d’exercices sur « ôter son soutien-gorge sans être ridicule » m’aurait bien aidée. Faut-il compter sur une irrépressible pulsion qui jetterait monsieur sur moi ? Il faudra.

Un peu d’entraînement est nécessaire pour parvenir à une chorégraphie impeccable (ou presque, parce que, j’avoue, j’en suis encore loin). Mais même avec ses quelques défauts, mes enchaînements ont été particulièrement appréciés de monsieur. Qu’avais-je à m’en faire pour dégrafer mon soutien-gorge  ?

Texte écrit pour les « actus » du site Internet de Sensuelle.