Aphrodisia

Aphrodisia peut être une série télévisuelle de 1995 diffusée sur M6, ce n’est pas ainsi que je l’ai connue. Normal, pour ceux qui commencent à cerner le personnage, vous retrouverez mon aversion globale pour la télévision, ma méfiance, mais aussi tout simplement mon ignorance. Sex and the city, connais pas. Desesperate housewivesnon plus. Et vous pouvez continuer ainsi, la liste sera longue et mon ignorance totale. En 1995, j’avais le bac en poche et plein d’idées en tête, Julia Chanel et Laure Sainclair étaient des inconnues (ce qui ne semble pas le cas de monsieur : « oui, j’avais un jeu avec elle -je ne sais plus de laquelle il me parlait-, on entrait dans des pièces et on regardait des vidéos pornos ». Ses souvenirs d’adolescent m’amusent toujours.)Quatre-vingt épisodes, rien que ça ! Et sur ces quatre-vingt, cinq sur un dvd intitulé Aphrodisia, les voies du désir. Avec un titre pareil, et malgré mon aversion pour la télévision et M6, j’ai pensé jeter un œil.Le résumé tout d’abord : « Pour ces jeunes femmes sensuelles en quête de plaisirs charnels, les voies du désir sont nombreuses : que ce soit au bureau, au hammam ou dans une chambre d’hôtel, ces femmes verront tous leurs fantasmes assouvis. » Ce serait, je cite : « Les plus beaux films érotiques de la mythique série Aphrodisia« .Une durée de 87 minutes, à répartir inégalement entre les épisodes :- Les voies du désir (25’)
Les dames du Hammam (13’)
Sophie femme d’architecte (25’)
Les choix de Maïlis (12′)
La veuve noire(12′)Il s’agit d’érotisme, pas de pornographie. Nous voyons très subrepticement quelques poils publiens de la dame (ne me demandez pas de laquelle… s’il faut en plus que je les identifie !), mais surtout pas le pénis du monsieur, les hommes font l’amour en culotte. Le torse, ce n’est déjà pas si mal (voire une paire de fesses dans Les choix de Maïlis, cequi a valu une exclamation de la part de monsieur et une approbation de ma part). Et des poitrines plus rembourrées que la mienne à tout va. Le dvd est interdit aux moins de 16 ans.Que racontent ces historiettes ? Pas grand chose. Des histoires de nénettes comme dirait mon mari : reconquête d’une femme/d’un mari, réminiscences d’amours perdues ou choix d’un hypothétique avenir, vengeance d’une femme. L’historiette est réduite au minimum, prétexte à se dénuder, à se souvenir d’autres moments où soi-même ou un(e) autre était dénudé(e), le tout dans un flou artistique, souvent dans l’obscurité. Ne montrons rien de cru, des caresses sur une poitrine sont un summum, voire une main qui s’aventure où l’on ne voit rien. Cela soupire, sourit mais cri assez peu, les scènes sont hachées, l’acte sexuel n’est montré (ou plutôt suggéré) qu’en son commencement. Dans deux épisodes, les dames du Hammam et Sophie femme d’architecte, deux femmes se caressent mutuellement, hésitantes. Ces scènes me semblent pathétiques.