Lust

Lust, film de Maria Beatty, dure une trentaine de minutes uniquement et met en scène deux femmes dans un décor rouge primaire (du moins apparaissait-il ainsi sur mon écran alors que sur la photographie que vous voyez à côté le rouge est plus foncé) sur lequel se fond par moments la robe d’une des deux femmes, celle qui est position dominante. L’autre femme voilée de vert est sortie d’une cage et se prête aux jeux de la femme dominante. Si j’insiste sur les couleurs, c’est que celles-ci sont assez criardes et ce décor rouge me semble propre à mettre mal à l’aise. Le tissu vert de la femme soumise tombe et celle-ci reste nue par la suite, accentuant la différence entre celle qui dirige et elle-même.

Que se passe-t-il dans ce film ? quelques paroles sont murmurées, et ces mêmes paroles apparaissent à l’écran, nous les entendons, nous les lisons. Une femme joue avec une autre, l’autre « est jouée ». Des images se superposent parfois et rendent notre vision confuse. C’est un film qui s’oriente vers un travail sur l’image au détriment d’une trame narrative, qui s’apparente davantage à une expérimentation cinématographique, un film d’art et d’essai. C’est étrange, déroutant et… ennuyeux aussi, parce qu’une demie-heure paraît longue ainsi. Mais d’un ennui curieux, car je n’ai pas souhaité interrompre le film ni le regarder en avance rapide. Preuve qu’il exerce tout de même une fascination.

Lust est donc un film de Maria Beatty (dont je vous ai parlé ICI), le premier que nous voyons mais pas le dernier car l’univers de cette réalisatrice m’interpelle. A suivre pour de prochains billets de ce blog ![Pour voir plusieurs images du film, rendez-vous sur cette page de Blue productions]


A propos de la réalisatrice Maria Beatty

Maria Beatty est une réalisatrice new-yorkaise, qui à travers Bleu productions, produit des films érotiques esthétiques, axés sur le fétichisme, les relations bdsm, les femmes.

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Extraits d’une interview réalisée le 24/07/2002 pour http://www.lesinrocks.com/ (Texte intégral ICI)

« Les pratiques SM sont très théâtrales, très ritualisées. Ça m’a paru logique d’en faire des films. Mais des films très personnels qui correspondent à ma manière d’envisager ce type de relations sexuelles. A l’époque, j’avais une relation avec Rosemary Delain : dans nos jeux érotiques, elle était ma maîtresse, et moi, sa soumise. De fil en aiguille, nous en avons fait un film, The Elegant Spanking (« La Fessée élégante »), en 1995 : elle y joue une maîtresse de maison et moi sa soubrette. C’était une suite naturelle à ce que nous vivions, et, en même temps, j’avais conscience du challenge d’un tel film : être une femme réalisatrice, c’est être minoritaire dans la production pornographique. Alors, une femme qui filme du porno SM lesbien fétichiste, c’est carrément un défi ! Mais c’est tellement excitant d’explorer un territoire qui n’a presque jamais été filmé avant. »

« Je sais que du point de vue de l’industrie pornographique, j’appartiens à une niche très précise : le SM lesbien fétichiste, une sous-sous-sous-catégorie ! J’ai créé mon propre genre : l’érotique noir. C’est très pur, d’une certaine façon, parce que je ne fais aucun compromis commercial. Dans mes films, on retrouve tous mes fantasmes (la relation SM, les trips uro, les fessées, les fleurs, le bondage, les talons aiguilles, les pubis rasés…) et la façon dont je tiens à les filmer (lumières, couleurs, musique, muet, cartons, durée, montage, etc.). »

 

Extraits d’un article publié le 22 Juin 2010 sur http://www.rewmi.com/  (Texte intégral ICI)

« Il y avait toutes ces femmes qui utilisaient leur corps dans des performances artistiques avec un message social et politique. Ces femmes m’ont inspirée. Ça a été la clé qui a ouvert la porte, qui m’a fait passer devant la caméra pour explorer mes zones d’ombre. Comme une boite de Pandore qui, une fois ouverte, m’a menée vers une exploration de l’érotisme lesbien et SM. »

« Je préfère révéler les choses de façon mystérieuse, explique la réalisatrice. On n’a pas besoin à tout prix du grand final. C’est l’entre-deux, la montée de la tension qui m’intéressent. »

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Mieux valait laisser parler Maria Beatty, que vous la lisiez après que je l’ai lue, plutôt que de me contenter de recopier les très pauvres lignes de Wikipédia en français la concernant. Le personnage qui transparaît à partir de ses mots est fascinant…

Si ces quelques mots vous ont donné envie d’en découvrir davantage, vous pourrez regarder avec profit sur dailymotion l’extrait de l’émission En attendant minuit consacrée à Maria Beatty.

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J’ai croisé à nouveau le nom de Maria Beatty dans le livre Fausse route d’E. Badinter. Ce n’était pas la première fois,  donc, mais je n’avais pas encore eu la curiosité de m’intéresser à son travail.

Mon mari, sans savoir que je venais de lire à nouveau son nom, commençait lui aussi à s’intéresser à Maria Beatty. Ces extraits d’interview et d’article sont issus de ses recherches sur le net. De même qu’il a cherché les titres des films, des renseignements sur ceux-ci. C’est grâce à son intérêt que je me suis aussi penchée sur ce qu’avait créé Maria Beatty.

Nous avons ainsi regardé hier un premier film, Lust (traduction : Luxure)… mais ceci fera l’objet d’un prochain billet de ce blog. Et puis nous en regarderons d’autres.


1ères expériences

1ères expériences, film réalisé en 2004, met en scène des jeunes femmes qui ont toutes une vingtaine d’années et dont il s’agit de la première expérience devant la caméra lors de scènes de masturbation (sans ou avec sextoy), de relations sexuelles avec un homme ou avec une femme. Ces jeunes femmes expliquent dans un court interview qui elles sont, quelle est leur profession (baby-sitter, étudiante, strip-teaseuse, informaticienne..), leur orientation sexuelle fréquemment (les relations entre femmes sont à l’honneur, et chacune raconte qu’avec une femme c’est plus doux, plus tendre, etc.) et aussi leurs motivations et envies pour le tournage. Après ce bref passage explicatif viennent les scènes de sexe.

image extraite de la première scène du film

La pornographie s’approche donc un très court moment du documentaire, mais ne fait que s’y approcher. On aurait apprécier que les motivations soient creusées et aussi qu’il y ait un retour après la scène de sexe filmée au lieu de passer directement à la jeune femme suivante…

Le film dure 1h30. Y figurent Titof, Phil Holliday, Ana Martin, Oceana, Cerise, Pilar, Seylene, Hellboys, Irael Hammer. Psylocke, Floriane

Filmographie d’Ovidie sur son site.

Interview d’Ovidie à propos de 1ères expériences sur Ecran large

Voir Ecran large pour plus de détails, photos du film, etc.


Les jours et les nuits de China Blue

Bobby, invité à une soirée de libre parole sur la sexualité et le couple, ne s’exprime pas. Et pourtant, que de choses à dire puisque sa femme et lui vivent sous le même toit sans communiquer. Une chicane sur le manque d’argent incite Bobby à accepter un travail de nuit : il doit épier une styliste, Johana, trop travailleuse et trop ambitieuse pour être parfaitement honnête selon son patron qui la soupçonne d’avoir vendu des modèles à la concurrence.

Johana a effectivement un secret, que Bobby découvre, mais ce n’est pas celui-là… Johana mène en effet une double vie : le jour, jeune femme inapprochable par les hommes, la nuit, prostituée : elle est alors China Blue, « le meilleur coup du quartier » comme elle se plaît à le dire. China Blue, bavarde, goguenarde, pourvue d’un sens aiguë de la répartie, se prête aux fantasmes d’autrui, permet leur essor par leur mise en scène, leur récit. Elle est tour à tour hôtesse de l’air pour un voyage vers le 7ème ciel, femme traquée et violée…

Bobby, client d’un soir, se retrouve fasciné par China/Johana, de même qu’un homme étrange rodant dans le quartier, psalmodiant devant un spectacle de peep-show, exhortant la foule des infidèles à renoncer à ses péchés et surtout voulant amener China Blue à la libération. Car selon ses dires, China et lui sont tous deux pareils, fuyant leur personnalité. Le révérand transporte dans sa valise les objets du vice ou du culte, puisque son esprit dérangé ne différencie plus, dont un vibromasseur par lequel doit passer la rédemption…

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Film de Ken Russel de 1984. Titre original  Crimes of passion. Durée :  1h46. Interdit aux moins de 16 ans.

Actrice principale  Kathleen Turner.

Critiques de spectateurs sur allociné. Mais s’il ne vous faut lire qu’une critique, lisez celle de cinemaniac devant laquelle je m’incline, n’ayant rien à ajouter : le film nous a beaucoup plu, à voir absolument. Vous trouverez un extrait ici.


L’indécente aux enfers

Hier soir, nous avons regardé le film de Marc Dorcel L’indécente aux enfers avec une actrice que monsieur aime beaucoup, Laure Sainclair…

Fiche technique pour commencer :

Présentation sur dvd : « Le psychiatre est perplexe. La romantique jeune femme sous hypnose dont il écoute la confession se révèle être une nymphomane déchaînée qui revit, au-delà de ses propres expériences sexuelles, celles de personnages qu’elle aurait incarné dans des vies antérieures : bourgeoise de Chicago à l’époque de la prohibition, grisette à Belleville, magicien de cirque… Rendu fou de désir par ces récits impudiques, le médecin va user d’un stratagème machiavélique pour posséder sa belle cliente… »

Réalisateur et production : Marc Dorcel

Scénario : Michel Barny

Image : Serge de Beaurivage

Musique : Marc Dorcel

Date de sortie : 1997

Durée : 95 min

Principales actrices : Laure Sainclair, Léa Martini, Coralie, Anita

Le film est bien sûr interdit aux moins de 18 ans puisqu’il s’agit, contrairement à la plupart des films dont je parle, non dans l’érotisme et la suggestion mais dans le registre pornographique.

Résumé détaillé du film sur cette page de Wikipédia dont je ne recopie ici que les premières lignes : « Une jeune femme, prise de violentes crises de nymphomanie, consulte un psychiatre afin de retrouver une vie et une sexualité normales. Dans le but de l’aider, celui-ci lui fait revivre les expériences sexuelles les plus marquantes de certaines de ses vies antérieures. »

Qu’avons-nous pensé du film ?

Il est amusant. Nous voyons le psychiatre se tortiller (ou tout comme, essuyer ses lunettes) chaque fois que sa cliente nymphomane évoque ses expériences passées. Les scènes où les clients dans la salle d’attente comprennent que la secrétaire n’est pas dans le bureau du psychiatre pour taper un courrier sont également amusantes. Contrairement à la plupart des films pornographiques que j’ai vus jusqu’alors, je ne me suis pas ennuyée : les scènes sont diversifiées, costumées, situées à des époques différentes et présentent des effets comiques pour certaines. J’aime les tenues bcbg de la cliente nymphomane même si elle semble en changer magiquement lors d’une même scène (est-ce moi qui ai mal vu ? à l’entrée du bois, elle ne semblait pas porter le même tailleur qu’à sa sortie…). Le film n’est qu’amusant ? Non. Je reconnais pour une fois que j’étais plutôt excitée par certaines scènes (le déjeuner sur l’herbe, le garagiste, la secrétaire qui retape les coussins du divan…). C’est sûr qu’avec la main de monsieur qui se baladait sur ou en moi en même temps… Nous avons donc rejoint Laure Sinclair, mais à notre façon, sur le clic-clac.

Le dvd se trouve en vente sur divers sites, les prix varient (et je parle de dvd neuf) énormément entre 10 et 30 euros environ. Du simple au triple, tout de même…


All ladies do it

Après avoir vu La clef, nous avons décidé de regarder d’autres films de Tinto Brass. Chose faite avant-hier soir avec All ladies do it, ou Cosi fan tutte pour son titre original italien. Ce film érotique date de 1992 et dure un peu plus d’une heure et demie.

Dans le rôle principal de Diana : Claudia Koll au fessier impressionnant. Le film est interdit aux moins de 16 ans (j’ai trouvé une indication « interdit aux moins de 18 ans » sur Internet, ce qui m’étonne un peu).

Allociné propose le synopsis suivant : « Une jeune femme qui travaille dans un magasin de lingerie fine s’invente des liaisons imaginaires afin de stimuler la libido défaillante de son mari. Elle décide néanmoins de passer à l’acte. »

Un peu court et pas tout à fait exact… Mais j’y reviendrai. Cette page d’Allociné me fournit la traduction allemande du film : eine unmoralische Frau. Mais est-elle si immorale ? Après tout, elles le font toutes, c’est le titre. La morale est peu mise en avant dans le film et même au contraire, ce qui est immoral, c’est cette jalousie stupide et improductive, mais le religieux, oui, puisque nous rencontrons à plusieurs reprises des personnages qui le représente. Le séminariste du bus bien sûr, que l’on retrouve dans la fête en fin de film, et qui explique qu’il ne peut pas écrire une thèse sur le péché s’il ignore ce que c’est, mais aussi des religieuses qui s’effarouchent et (mais je n’y ai pas prêté attention, c’est monsieur qui me l’a signalé) un évèque lors de la soirée poétique où tout débute.

Le titre m’a trompée, je m’attendais à un film sur le thème de la masturbation. Finalement, il s’agit d’un film qui questionne la fidélité, le choix d’assumer un plaisir extra-conjugal. Il s’agit aussi d’un film sur les fesses. Les premières images nous montrent Diana, assise devant un bureau : elle écrit une lettre destinée au courrier des lecteurs d’un magazine, très légèrement vêtue. Ses fesses rebondies en premier plan.

Diana imagine-t-elle uniquement ce qu’elle raconte à son mari afin de l’exciter ? Son mari le croit, mais une part de vérité existe néanmoins et la jeune femme est attirée par le jeu. Elle en rit. Lorsque Diana se retrouve seule à Venise, elle découvre la vie dissolue de sa tante. Tout est tentation : les paroles de son mari qui la mettent en garde contre l’infidélité en cas d’absence du conjoint (un magazine affiche un pourcentage qui l’effraie), le cousin qui évoque certains souvenirs, les photographies de sa tante découverte dans un tiroir, l’homme du train qui pose sa main sur sa jambe, et la proximité de l’homme rencontré lors de la soirée poétique puisqu’il habite dans cette ville. Diana modifie la donne, elle ne fait pas qu’imaginer, elle agit.
L’homme de Venise est un collectionneur d’art. Son thème de prédilection : les fesses, et celles de Diana entrent dans cette collection. Diana raconte bien entendu tout à son mari, mais celui-ci comprend alors que rien n’est inventé. Diana se défend en expliquant que ce n’était pas pareil, puisque c’était par l’autre entrée…
Scène de ménage, le mari de Diana n’accepte pas en réalité ce qu’il acceptait s’il s’agissait d’un récit fictif. La sœur de Diana essaie de le convaincre avec des arguments très personnels mais se fait repousser. Diana oscille entre deux attitudes : elle aime son mari et tient à le garder, elle ne peut empêcher certaines pulsions.

Je ne détaille pas davantage le film. Je vous invite plutôt à consulter cette page qui propose de très belles photographies extraites de All ladies do it et à lire cette présentation du film tout à fait bien écrite.

J’ai aimé le film, de même que j’avais aimé La clef. Jolie vue sur Venise depuis le balcon de l’appartement de la tante. Un peu d’humour : personnage du directeur du magasin de lingerie où travaille Diana ridiculeusement obsédé, scène de la sodomie avec l’homme de Venise où le tableau situé juste devant Diana est percé d’un coup de tête, personnages caricaturaux. Beauté de l’actrice, distinguée et chic.

 


Emmanuelle

Dans la série des films qui ont mon âge (ou même plus dans ce cas précis), nous avons regardé hier soir Emmanuelle que je n’avais encore jamais vu. J’ai pensé pendant longtemps que le film serait trop daté, qu’il nous ennuierait. Une critique lue sur fan-de-cinéma va d’ailleurs dans ce sens. Nous avions vu une bande-annonce sur le site de Canal+ qui ne nous avait pas attiré le moins du monde, il y a plusieurs mois. Nous avons tout de même fini par visionner ce fameux film.
Voici la bande annonce :
Image de prévisualisation YouTube
Tout d’abord, Emmanuelle, c’est la chanson de Pierre Bachelet que mon mari adore mais qui personnellement me casse un peu les pieds. C’est aussi un livre que je n’ai pas lu. Et rien d’autre dans mon esprit hormis les résumés que j’en avais lu : une jeune femme qui rejoint son mari à Bangkok, fait l’amour dans l’avion et lèche un boxer au visage, se place comme élève d’un maître en érotisme. C’est un résumé succinct, en définitive, puisque plusieurs aspects importants sont négligés, et je pense notamment aux femmes, que ce soit la relation d’Emmanuelle avec Marie-Ange que celle, plus intense, avec la jeune archéologue Bee, qui se termine par une déception amoureuse. J’ignorais donc que les expériences sexuelles orientaient l’héroïne vers la bisexualité.La fraîcheur et la jeunesse de l’actrice m’ont aussi surprise. De même que sa plastique impeccable.J’imaginais le rôle du mari un peu plus important. Mais qu’est-il finalement ? Un être qui n’assume pas réellement ce qu’il affirme. Liberté de façade, puisque lorsqu’ Emmanuelle use de cette liberté, son mari en est affecté, du moins momentanément.

Opening and Closing theme : Image de prévisualisation YouTube

A deux reprises, un jeu est effectué sur les photographies de magazine, portraits d’un homme puis d’une femme, qui semblent regarder la scène qui se joue sous leurs yeux : celle de la masturbation de la toute jeune femme qui aime sucer des sucettes « parce que cela excite les vieux » et celle du coït du mari d’Emmanuelle avec Marie-Ange.

La bonne société de Bangkok est représentée essentiellement par des femmes oisives qui se dorent au soleil, font du squash, ou par des hommes et des femmes lors d’un cocktail. Une scène initiale du film montre la population locale qui se presse contre la voiture, un coq qu’on égorge, la mendicité. Emmanuelle ne se confronte à cette population qu’elle dénigre et qui lui fait peur que lorsque Mario, le vieil homme qui devient en fin de film son maître, l’entraîne dans une fumerie d’opium où Emmanuelle se fait violer, sur la route où un homme sorti de nulle part lui caresse les jambes, dans une salle où se déroule le combat de boxe dont Emmanuelle est le prix. Du raffinement au contact avec le menu peuple. Le cheminement d’Emmanuelle semble une descente sociale par à-coups, comme si la libération sexuelle à laquelle la jeune femme aspire, encouragée par son mari, doit se dégager du luxe ambiant. Mais par moments seulement.

Enfin, une dernière chose marquante du film est la maxime de la « loi future » de Mario où le couple serait « hors-la-loi ». Maxime qui peut avoir sa force dans les propos de Mario mais qui à être répétée par l’héroïne, perd de sa valeur.


La fessée ou les mémoires de Monsieur Léon, maître-fesseur

« La Fessée est un film érotique français de Claude Bernard-Aubert (avec Antoine Fontaine, Emmanuelle Parèze, Danielle Altenburger, Marie-Christine Chireix, Massimo Del Arte…) sous-titré La fessée ou les mémoires de Monsieur Léon, Maître-Fesseur (1976) ». (Extrait d’un article de Wikipédia)

Monsieur Léon a découvert les vertus de la fessée avec la jeune Élisabeth qui, surprise dans les bras (en fait, un peu plus bas) du jardinier, en a reçu une de sa part. La demoiselle, très excitée, a couru derrière Monsieur Léon pour finir à califourchon sur lui.

Un jour, le patron de Monsieur Léon invite ce dernier à dîner et lui expose les difficultés rencontrées avec sa femme. La fessée pourrait-elle devenir la solution à leurs problèmes ? [extrait de la scène sur dailymotion avec enregistrement préalable nécessaire]

Mais sitôt leurs problèmes de couple résolus, le patron de Monsieur Léon et sa femme n’ont plus cure de Monsieur Léon qui n’exerce donc plus ses talents jusqu’au jour où la crémière lui demande son aide et le paie pour une fessée et un acte sexuel (les deux se suivant nécessairement). C’est le début de la gloire pour Monsieur Léon, la crémière lui trouvant des clientes prêtes à payer pour ses fessées. Toutes les femmes font appel à lui, jeunes ou moins jeunes, distinguées, femmes d’affaire… Jusqu’au jour où un télégramme rappelle monsieur Léon dans son village natal.

Je ne vais pas plus loin dans le résumé. A vous de voir le film…

Avis : Le film est loufoque et divertissant. Passage très kitch (danse des fesses, descriptions de celles-ci). La grandiloquence de Monsieur Léon quand il s’agit de parler de son art (dont vous pouvez avoir un aperçu dans l’extrait vidéo) fait largement sourire. Le film est loin d’être un chef-d’œuvre, mais il se laisse regarder.


La clef

Dans l’Italie fasciste, à Venise, le professeur Nino qui authentifie de fausses œuvres d’art, aimerait réveiller sa femme, trop pudique à son goût. Imagination de sa part ou attrait réel de celle-ci pour son futur gendre ? L’attrait semble réciproque et Nino va s’en servir à ses propres fins. Leur fille, complice de ce jeu, laisse sa mère seule avec son prétendant.
Nino encourage sa femme à entrer dans cette liaison par ses écrits dans son journal intime qu’il laisse lire. En retour, sa femme écrit son propre journal, provocant la jalousie de Nino. De la jalousie nait l’excitation pour Nino. Pour sa femme, de cette liaison nait une libération.

Article de Wikipédia

Synopsis du dvd : A Venise en 1940, Nino Rolfe, libertin amoureux fou de sa femme, se découvre impuissant. Il confie ses fantasmes à son journal qu’il laisse traîner. De son côté, son épouse est éprise de son gendre. Elle se donne à lui avec la complicité de son mari…

  • Réalisateur : TINTO BRASS  (interview de Tinto Brass)
  • Genre : EROTIQUE / VIDEO
  • Année du film : 1983
  • Durée du film : 92 mn

Avis : Film que j’ai beaucoup apprécié. Subtil. Quelques scènes manquent néanmoins de justesse comme la découverte des journaux intimes.

 


Phone sex

Phone sex d’Anita Rinaldi était cité dans la conversation sur doctissimo intitulée « films pornos sensuels, tendres, esthétiques ». Ce film appartenait à une liste publiée dans Hot video. On trouve notamment ce film répertorié sur le site « European girls adult film database« . Pour aller plus loin, voir des images du film et une description des différentes scènes, voir cette page, mais c’est en anglais :S
Avec beaucoup de difficultés (je lis peu l’anglais), je lis que l’auteur de ce dernier texte ne trouve pas très érotique la présence de préservatifs. Personnellement, je considère que ce devrait être le cas systématiquement dans tout film.Après ces généralités, revenons à ma vision du film.Je n’en ai pas grand-chose à dire, nous l’avons trouvé médiocre.
Pas grand-chose à dire si ce n’est ce que j’ai écrit dans le titre de ce billet : les crachats sont omniprésents et cela nous a écœurés.

De la salive sur la verge des messieurs, le vagin des dames, l’anus de celles-ci, et même les bisous sont baveux, la salive dégouline. Je ne supporte pas la vision des crachats. Et puis, il y a une différence entre lubrifier et nager dans la salive.

Deuxième phénomène moins remarquable mais presque tout aussi présent : la petite claque sur le fessier ou sur une cuisse.

Pour les curieux, l’argument du film, version française :
Une jeune femme, Bridget, vient de perdre son emploi. Son amie, dans la voiture à côté d’elle, par jeu, téléphone à une émission de radio où la présentatrice demande à une auditrice, donc Bridget, d’exciter les auditeurs en entrant dans un jeu de rôle. Bridget se révèle talentueuse et comprend qu’elle aime cela : elle en fera sa profession. C’est le phone sex du titre. Avec ses collègues, elle répond donc au téléphone, provoque quelques éjaculations à distance et s’excite elle-même de ses paroles. Quelles scènes en contact ont lieu également par la suite.

Nous avons regardé attentivement les premières minutes du film mais beaucoup moins les suivantes (à cause des crachats, des rapports sexuels trop longs, avec trop de gémissements et de cris. Je me suis amusée à faire le doublage du film tellement cela en devenait comique.) et plus du tout la fin.

Film inintéressant et répugnant pour tous ces crachats. Hum, un film sensuel, tendre et esthétique, ça ?